Le son

A l’origine muet, le cinéma est rapidement devenu parlant. Après la période stéréo (deux canaux gauche et droit), les bandes son des films devinrent multicanaux (jusque 7 pistes indépendantes) permettant par conséquent une spacialisation beaucoup plus précise de l’action.

D’autre part, les supports d’enregistrement ayant des capacités et bandes passantes relativement limitées, le débit audio numérique des différents canaux sera comprimé. Deux formats sont apparus dans le monde du home cinéma: le Dolby Digital et le DTS (Digital Theatre System). A charge pour les éditeurs de choisir l’un ou l’autre de ses codage. A l’autre bout de la chaîne, le spectateur devra disposer du décodeur qui permettra de récupérer les différents canaux originels envoyés vers leurs enceintes respectives (gauche/droite, centrale et surround). Dans certains cas, ce décodage s’opère dans le lecteur de disque, dans la majorité des autres cas, c’est dans l’amplificateur A/V que prend place le décodage; le lecteur en amont envoie alors à ce dernier le flux des données compressées.

Les systèmes de reproduction sonore élaborés sont une caractéristique fondamentale des systèmes home-cinéma. Ils font appel à des formats audio multicanaux spécificiques qui se composent de cinq, six ou huit voies disposant chacune de son ampli dédié. Le décodage et l’amplification sont effectués au droit d’amplificateurs audio-vidéo spécifiques à l’application home-cinéma. En outre, ces amplificateurs prennent également en charge des traitements électroniques qui agissent sur les signaux décodés.
Pour parvenir à une qualité hi-fi et des volumes sonores acceptables, un traitement acoustique devra souvent être mis en oeuvre dans des locaux dont la taille exiguë pose de nombreux problèmes de résonance.